Leurrer la Manière

20 octobre 2009

Fools like us.

C'est ça, notre génération. Les forums, les pages persos, les blogs à foison. Partout, on se sent chez soi et on n'en a jamais assez de ces cocons virtuels où l'on se verse, seul où à plusieurs. Je crois avoir leurré les manières assez longtemps, il est temps pour mon ego et moi de voler à la conquête d'une autre page. Impressions en vrac ou triées sur le volet. It's unnatural selection.

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19 octobre 2009

Like a prayer

Alors c'est ça qu'on appelle l'ironie du sort. Il y a un mois, je me plaignais de n'avoir pas trouvé d'entreprise pour mon alternance et de n'avoir aucune aide de l'école que j'avais choisie. Aujourd'hui, après avoir jeté mon dévolu sur une autre école un peu plus "dégourdie" dira-t-on, je me retrouve, après quelques contacts, coincée dans un choix cornélien entre deux propositions. Dans deux jours, je passe un entretien pour une très grande entreprise française, pour le BTS que j'avais choisi à la base. Le même jour, je dois donner ma réponse à une autre entreprise un peu plus petite mais qui est prête à signer avec moi pour un autre BTS assez proche du premier. Alors comme de nos jours il ne faut quand même pas avoir les dents qui rayent le parquet au point de se retrouver sans rien à la fin, je vais certainement signer chez les seconds. Au risque de recevoir quelques jours plus tard un coup de fil des premiers qui me diront qu'ils veulent me prendre et de crier un bon coup pour étouffer ma colère. J'ai souhaité si fort trouver une entreprise pour pouvoir enfin respirer financièrement, rendre la pareille pour ne serait-ce que le quart des petits cadeaux que mon Amour me fait, et surtout pouvoir consolider un peu plus nos beaux projets. J'ai certainement prié trop fort. Je vais pas me plaindre. Mais quand même. Si.

vitraux

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17 octobre 2009

On n'est pas à une bêtise près.

Non mais vraiment, je sais pas ce qui me prend de tout compliquer l'espace de quelques heures interminables (surtout minables) alors que tout est devenu aussi simple. Je n'ai jamais eu l'habitude de la simplicité, c'est peut-être ça. Je me suis longtemps plainte de tomber dans des histoires compliquées mais maintenant je comprends que j'y étais aussi pour quelque chose. Et puis à côté de l'avant, ce compliqué-là c'est des vacances quand même. Les rechutes ne changent rien à tout ce qui est acquis et c'est cet acquis qui entraînera bientôt leur chute. Même durant les minutes les plus sombres de ces nuits quasi-irréelles, il n'a jamais été question de laisser tomber quoique ce soit. Surtout pas un dîner de deux familles qui se rencontrent pour la première fois, même si le fruit de leurs entrailles respectives s'Aiment à en crever. Allez, pas la peine de s'attarder sur ce petit incident, tout ça est bien loin maintenant. En plus, j'ai un dîner à préparer...

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11 octobre 2009

Génération de Rien

Et pas la seule. Plusieurs tranches d'âges s'en sont vues qualifiées mardi dernier, pour leur plus grand plaisir. Ou du moins, pour le mien. Je crois que maintenant je réalise bien la soirée dans son entier. Longtemps, je me suis dit que le dernier concert avait été le meilleur dans la catégorie "Vietnamienne d'adoption". Parce qu'il y avait eu l'attente de la journée, avec des gens aussi fans que moi et que je considérais comme des amis. Ok. Quand on voit ce que certains ont fait par la suite (qu'ils s'en soient rendus compte ou qu'ils aient bien persisté dans leur merde), la dénomination "ami" s'est vue attribuée avec plus de parcimonie. A l'époque, il y en avait bien un par-dessus tous les autres, un qui partageait déjà le bail de mon esprit depuis longtemps, un qui deviendrait encore bien plus. Mais Il n'était pas là. La semaine dernière, Il l'était et ça a tout changé. En plus, j'ai pas cru mourir dans la journée/soirée : un point de plus pour la tournée Meteor. Même si l'argument précédent avait déjà signé cette victoire. Je T'Aime Tant.

   

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01 octobre 2009

United States of Hysteria

Comment je peux être aussi excitée alors qu'il y a quelques jours je n'y pensais pas plus que ça ? Je crois que je n'avais pas réalisé le symbole. Ce n'est pas qu'un concert. C'est le premier concert de la tournée. D'un groupe qui m'a ouvert certaines portes de mon esprit il y a maintenant quelques années. Un groupe qu'il aime Lui aussi. Ce groupe qui nous a permis de nous rencontrer. C'est surtout notre premier concert Ensemble. Retombons dans cette enfance pervertie sur fond de guerre, cette fois.

A propos d'enfance, une envie me suit depuis quelques jours. J'ai hâte qu'on se fasse ce petit week-end au Pays Officiel de l'Enfance, aux rêves sponsorisés par Coca-cola et Kodak. Hâte de ressortir mes yeux d'il y a 17 ans pour apercevoir le château de la Belle au Bois Dormant au loin. Et de le traîner 5 fois dans la grotte du dragon (parce que quand même, il est vachement bien fait) comme j'y ai traîné mes parents.

Chateau

Intermède Conte de Fées. Ou pas.

C’est l’histoire d’une petite princesse. Comme il faut toujours un gros méchant dans ce genre d’histoire (et que deux c’est toujours plus dramatique), on va dire que la petite princesse était sans cesse persécutée et plus récemment par deux entités sataniques qu’on appellera Connord et Salape. Voilà, la trame est lancée et les détails de cette histoire ne feraient qu’agacer l’auteur. On dira seulement que la princesse sans défense et sans une once de bassesse s’est faite torturer psychologiquement alors qu’elle n’avait absolument rien fait du tout (puisque les princesses sont toujours les êtres les plus purs de ce monde, faut suivre). A cause de ça, elle a perdu plein d’amis, non pas parce qu’elle les avait dénigrés et s’était trouvés de nouveaux supers camarades. Ni parce que pour elle, la rencontre de nouvelles personnes géniales signe automatiquement la péremption des précédentes dans le cercle fermé de ses Amis Princiers. Non, elle les a perdus parce que, forcément, Connord et Salape se sont amusés à casser du sucre dans son dos. Oui, car les gros méchants des histoires n’ont pas de vie propre si ce n’est dire du mal de la gentille, c’est bien connu. Alors voilà, encore une fois, la princesse est tombée dans un piège, s’est faite avoir, s’est faite. Parce que la princesse utilise toujours le passif quand il s’agit de ce qui lui arrive, une princesse ne fait jamais rien pour provoquer les malheurs dont elle est la pauvre victime. Il semble pourtant que les gros méchants aient réussis à la corrompre dans son esprit angélique, car des traits comme la moquerie, l’immaturité, l’attitude hautaine, l’absence de politesse et le vol sont des choses inconnues qui ne faisaient certainement pas partie de son être avant qu’elle ne côtoie ces suppôts de Satan… La princesse aurait-elle eu besoin d’en arriver à de telles extrémités pour se sentir exister ? Le fait de se croire incroyablement supérieure pour tout et n’importe quoi serait-il la caractéristique principale de toute princesse ? Si c’est le cas, et c’est certain, c’est une histoire bien triste. Tant pis pour elle. Elle ne se retrouvera pas sur le merchandising Disney Princesses.

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21 septembre 2009

The Devil at my Door.

Depuis une infinité de jours, tout va beaucoup mieux qu'avant. Mais c'est l'un de ces jours merveilleux un peu moins bien que les autres. Personne ne semble vouloir de moi dans un nouveau rôle, celui de "La réorientation tant attendue". Pourtant le moral reste là, je croyais. Apparemment, le stress s'est accumulé dans l'inconscient et cet enfoiré neuronal a envoyé un message au corps il y a peu. J'envoie ta conscience en vacances et tes muscles je les tétanise violent. Jamais contente, je sais. Et puis il y a eu ce retour de la gare, seule. Le grand tube en ferraille me le prend pour l'expédier à Paris. Et la pensée vient toute seule : "Encore une fois". Le Diable est tout près, il attend derrière la porte mais ma sonnette ne marche plus, tant pis pour sa gueule. Reprenons nos esprits : il ne fait que passer dans la capitale et il me reviendra dans une petite semaine, prêt à recevoir tout ce que je n'aurai pas pu lui offrir, et vices pas cachés versa. Je suis là, sur l'ordinateur, à raconter ma vie à une page internet. Tout est normal jusque là. Sauf que je ne l'entends pas derrière moi et c'est tout. C'est tout mais ça creuse les entrailles de façon incroyable.

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01 août 2009

C'est malheureux, il pleut.

J'annonce, j'ai pratiqué le premier exorcisme sur autre chose qu'une personne. Je crois que quand on redoutait l'arrivée d'un mois de l'année parce qu'il renfermait toujours le même vide depuis longtemps et que finalement il passe comme les autres sans qu'on s'en aperçoive, ça s'appelle un exorcisme. Involontaire, qui plus est. Juillet, c'était toujours la bête noire. La remise en question, la phase de transition et de perdition, ça dépend des fois. L'interlude entre deux années à faire semblant que ça va mieux. Le soleil qui éblouit trop, dont on ne profite pas. Parce qu'on voit les gens heureux, insouciants, et qu'on les envie. La chaleur qui refroidit tellement elle crame la tête. Les soirs partagés, parfois faits d'un vrai velours qui ne lâchera pas avec le temps, parfois d'un voile fin qu'on se colle sur les yeux pour faire comme si c'était sincère. Et le soleil, toujours. Qui fait voir des gens avec des ombres sur le visage, ces mêmes ombres qui les engloutiront peu après et qu'on remerciera après coup. Mais maintenant. Juillet meurt sans que je l'ai vu passer. Sans que je ne me sois perdue. Sans que je me sois ennuyée. Sans que j'ai été seule au fond de moi une seule seconde. Le soleil n'est pas vraiment là... Il pleut mais ce n'est pas la pluie qui occupe mes nuits.

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06 mai 2009

I had a dream.

arkham

C'est dingue ce que le cerveau réussit à faire comme coups foireux. On s'endort avec le sourire, on se réveille en voulant se flinguer. Cette nuit, j'ai joué à "My life in One night". Cherchez pas, c'est pas sur X-Box ou Wii, ce genre de choses. La console c'était ma tête et j'crois bien que j'vais la revendre. Mais c'est quoi ce concept ? Quand le jour tu t'acharnes à faire comprendre à la moitié de toi qu'il est le seul à présent, que le passé est le passé, que jamais tu ne succomberais à tel ou tel fantôme pour te rappeler le "bon vieux temps", c'est pas pour rêver la nuit venue que tu rencontres les-dits fantômes un à un et que tu succombes. Même avec ton amoureux de primaire. Flanqué de 20 ans de plus, encore heureux. Enfin tu succombes, vite dit. Tu te vois agir de l'extérieur et c'est surtout pas toi qui contrôle tes actes. Quand même, un truc rassurant. Alors c'était quoi, ce bordel ? Un bilan, histoire de mettre un point final ? Une confrontation ultime au corps à corps avec chaque démon ? Soit. Si on doit passer une nuit entière dans son propre Arkham pour être en paix après, ce n'est que logique. J'y ai fait tout le contraire de mes envies réelles parce qu'on ne change pas le passé, je pense. Et sûrement, ça aurait continué comme ça un bout de temps, à tourner en rond dans une cellule capitonnée, puis une autre, puis une autre, puis la première... Mais là, je me réveille en sueur et le lit n'est pas vide. Je dirais plutôt qu'il y dort la même personne depuis 6 mois, c'est plus parlant pour le coup. Apparemment, j'avais encore besoin de leur dire au revoir, maintenant je suis revenue et il me reste deux bonnes heures à dormir. Bon. On va se calmer. Mais merde, plus jamais un rêve comme ça.

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28 mars 2009

Pas que.

Enfin, une idée de ce que je ferai de mon temps l'année prochaine. Je vais retourner à l'école. Dans une classe. Où ma présence sera vérifiée. Encadrée comme une gamine parce que c'est ce qui m'a manqué il y a 5 ans, catapultée dans une aire immense où le premier réflexe fut de s'enfermer dans une bulle. C'est l'occasion de combler en retard le vide qui s'était creusé petit à petit. Celle aussi d'appliquer la théorie avec laquelle on nous remplit quasiment en temps réel, histoire de pas moisir. L'opportunité de montrer que je suis digne de confiance une fois que ça va bien dans la tête. C'est pas qu'un BTS, c'est bien plus.

Enfin, des perspectives. "Deux droites parallèles, respectivement d'origine 1986 et 1986'. Intersection en 2006. Poursuivre les droites sur le même vecteur, à l'infini. Exercice noté sur 2." On est des bêtes en maths, je nous fais confiance. Longtemps, j'ai craché sur les binomes mielleux. C'est toujours le cas. Mais c'est dingue ce que ça me fait quand on ramène Billy la bibliothèque. Un truc à nous. Matérialisme romantique, quand tu nous tiens. Ikea, c'est bien plus qu'un marchand de meubles.

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06 mars 2009

I don't need an education.

Photo0275

Je pense que mes parents ont bien fait ce boulot. Parce qu'ils sont allés plus loin que l'apparence. Être réellement bien élevée, c'est à temps complet, pas seulement quand il y a du monde. Et surtout, c'est pas réfléchi. Ouais, je parle la bouche pleine. Mais je connais la valeur de l'argent. Je ne demande pas aux inconnus comment ils vont quand je dis bonjour, parce que je m'en fous. Mais je ne considère pas les gens comme de la merde. Et mes gamins seront pareils ou ne seront pas. Jamais je ne m'aveuglerai en leur apprenant comment bien se tenir en société alors qu'ils me crachent à la gueule à la maison. Jamais je ne leur laisserai croire qu'être le premier leur permet d'écraser les autres ou que ne pas être premier revient à ne pas exister. Sérieux, ça me fout les boules de voir des gamins comme ça.

Heureusement, c'est la partie frontale de mon cerveau qui reprend le dessus une fois le seuil de la porte passé. Homme sweet homme. C'est au-dessus de tout, ce qui se passe entre ces murs depuis plusieurs mois. On est bien. D'accord, nos inscriptions à la fac s'apparentent à une formalité administrative, parce qu'il faut bien ramener du Simflouze sans pour autant lâcher la seule chose qui nous tient encore près de nos ambitions et loin du monde adulte, où on fait la même chose 10h par jour, 6 jours par semaine (et où on n'a même plus les vacances, en plus). Ambitions, j'ai choisi le terme. Les rêves, c'est autre chose. Tant qu'on n'est pas encore happés par cette vie sérieuse et banale, on peut encore se dire qu'on arrivera à suivre nos vocations profondes. On se partage le choix des mots, qu'ils éclosent du bout de ses doigts ou bien qu'ils coulent du coin de ma bouche. On est vraiment bien. Et si jamais quelqu'un nous emmerde, on l'accueille au fusil à pompe et on planque le corps dans le placard à compteurs sur le palier. "Ouais, mais ça va sentir", j'ai dit. "On mettra du Fébrèze." C'est pour ça que je l'Aime.

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